Je m’aime à la folie, je ne m’aime pas du tout.

Je m’aime à la folie, je ne m’aime pas du tout.

3 Min - Art clip - 2003

Logline

Le film part du principe que, lors du processus de création, l'artiste oscille entre auto-flagellation et narcissisme. Toute expression artistique nécessite une intense concentration sur soi-même, laquelle n'est pas neutre ou dénuée de sentiments, mais au contraire purement émotionnelle. La haine et l'amour de soi constituent les sentiments de base. Partant de cette réflexion, je voulais demander à des artistes lequel de ces sentiments domine le jour de l'inauguration de la Documenta. J'aimerais filmer un portrait s'apparentant à une photographie et leur demander, devant la caméra comme devant un miroir, de faire un geste expressif qui exprime soit qu'ils se détestent, soit qu'ils s'aiment.

Synopsis

Ce "clip artistique" très stylisé se fonde sur la juxtaposition de gestes opposés des artistes. A partir des visages personnels et individuels du début se développe un collage de visages de plus en plus uni... comme si tous les artistes de la Documenta étaient un seul être humain. Les visages, éclairés d'une lumière douce, sont enregistrés devant un arrière-plan blanc. La caméra est immobile. Les yeux regardent dans la caméra. Par cette esthétique du photomaton toute l'attention du spectateur est attirée sur les gestes de protagonistes.

Bande annonce

Crédits
  • Directeur(s)

    Robert Cibis